Informations sur le mélanome

Septembre 2016 - Dans la plupart des cas, le mélanome commence par une tache pigmentée à la surface de la peau ou par la modification d’un grain de beauté. A ce stade les cellules cancéreuses n’occupent que l’épiderme, partie superficielle de la peau, dépourvue de tout vaisseau sanguin. Ce n’est qu’après une phase d’extension superficielle que la tumeur commence à se développer en profondeur : elle rejoint le derme riche en vaisseaux sanguins et lymphatiques avec lesquels les cellules cancéreuses peuvent alors être en contact. Elles ont ainsi la possibilité de se propager à tout l’organisme.

Août 2016 - Bien que le mélanome soit reconnu comme une cause importante de mortalité dans le monde, la question de l'intérêt d'un dépistage systématique dans la population demeure débattue.

L' US Preventive Services Task Force, équivalent aux USA de notre HAS, cherchant à nouveau à répondre à la question, a examiné les résultats de toutes les études (en langue anglaise évidemment) parues sur ce thème entre janvier 1995 et juin 2015 et concernant des personnes de plus de 15 ans.

Juillet 2016 - Avoir eu un mélanome augmente considérablement le risque d'en avoir un second. Le suivi des patients qui ont eu un mélanome est bien encadré : il suppose par exemple lorsqu'il s'agit d'une tumeur de stade 0 à IIB (tumeur de 2 mm d'épaisseur) de revoir le dermatologiste tous les 3 à 6 mois pendant 5 ans puis tous les ans pendant toute la vie. A chacune de ces consultations, le praticien examine la peau pour s'assurer qu'aucun autre mélanome n'est apparu. Dans l'intervalle,  le malade lui même devrait être capable de "s'auto examiner" pour repérer toute nouvelle lésion suspecte.  Et il pourrait être aidé utilement dans cette démarche par un proche, ne serait-ce que pour visualiser les zones difficilement accessibles.

Juin 2016 - En France, la prévention solaire ne fait pas partie des programmes d’éducation en santé publique destinés aux enfants, tels que par exemple ceux réservés à l’alimentation ou à l’hygiène bucco dentaire. Quelques campagnes d’initiative plus ou moins privée (Vivre avec le soleil, Tête brulée, Brevet solaire…) ont toutefois été mises en place au cours des dernières années mais les résultats en sont plutôt mitigés sur l’évolution des connaissances et des comportements.

Mai 2016 - La fréquence du mélanome s’est considérablement accrue au cours des 40 dernières années chez les jeunes femmes et le mélanome se situe à la troisième place parmi les cancers dont sont victimes les jeunes adultes et les adolescents. Le "bronzage artificiel " joue ici un grand rôle, des études ayant établi que s’exposer à des UV artificiels sous quelle que forme que ce soit avant l’âge de 35 ans augmente le risque d’avoir un mélanome de 59 %.

Avril 2016 - La surveillance des mélanomes malins de stade 1 (c'est-à-dire sans métastase ganglionnaire ni viscérale), une fois opérés, diffère en fonction de l’épaisseur de la tumeur. Si celle-ci est de moins de 1 mm par exemple, il est recommandé de revoir le dermatologiste tous les six mois pendant 5 ans puis tous les ans au delà. Dans l’intervalle de ces visites, il est conseillé de s’examiner régulièrement la peau pour dépister toute nouvelle lésion ou des modifications au niveau des nævus existants. Car on sait qu’avoir eu un mélanome est en soi un facteur de risque d’en avoir d’autres…

Mars 2016 - Le fait que le bronzage artificiel augmente le risque de cancer de la peau et en particulier le risque de mélanome a été reconnu officiellement par l’international Agency for Research on Cancer de l’OMS en 2009. Cela n’empêche pas que de nombreuses personnes continuent de fréquenter les cabines de bronzage. Le désir d’avoir une peau hâlée étant surtout éprouvé par les jeunes adultes, cette tranche de la population se met ainsi davantage en danger.

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