Informations sur le mélanome

Juin 2016 - En France, la prévention solaire ne fait pas partie des programmes d’éducation en santé publique destinés aux enfants, tels que par exemple ceux réservés à l’alimentation ou à l’hygiène bucco dentaire. Quelques campagnes d’initiative plus ou moins privée (Vivre avec le soleil, Tête brulée, Brevet solaire…) ont toutefois été mises en place au cours des dernières années mais les résultats en sont plutôt mitigés sur l’évolution des connaissances et des comportements.

Mai 2016 - La fréquence du mélanome s’est considérablement accrue au cours des 40 dernières années chez les jeunes femmes et le mélanome se situe à la troisième place parmi les cancers dont sont victimes les jeunes adultes et les adolescents. Le "bronzage artificiel " joue ici un grand rôle, des études ayant établi que s’exposer à des UV artificiels sous quelle que forme que ce soit avant l’âge de 35 ans augmente le risque d’avoir un mélanome de 59 %.

Avril 2016 - La surveillance des mélanomes malins de stade 1 (c'est-à-dire sans métastase ganglionnaire ni viscérale), une fois opérés, diffère en fonction de l’épaisseur de la tumeur. Si celle-ci est de moins de 1 mm par exemple, il est recommandé de revoir le dermatologiste tous les six mois pendant 5 ans puis tous les ans au delà. Dans l’intervalle de ces visites, il est conseillé de s’examiner régulièrement la peau pour dépister toute nouvelle lésion ou des modifications au niveau des nævus existants. Car on sait qu’avoir eu un mélanome est en soi un facteur de risque d’en avoir d’autres…

Mars 2016 - Le fait que le bronzage artificiel augmente le risque de cancer de la peau et en particulier le risque de mélanome a été reconnu officiellement par l’international Agency for Research on Cancer de l’OMS en 2009. Cela n’empêche pas que de nombreuses personnes continuent de fréquenter les cabines de bronzage. Le désir d’avoir une peau hâlée étant surtout éprouvé par les jeunes adultes, cette tranche de la population se met ainsi davantage en danger.

Février 2016 - Il existe « naturellement » dans le tube digestif un grand nombre de micro-organismes (bactéries, champignons, virus…) avec lesquels nous vivons en bonne intelligence et qui sont même nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme. Les propriétés de l’ensemble de ces agents microbiens, appelé flore intestinale (ou de façon plus moderne) microbiote font l’objet de recherches partout dans le monde. Il semble en effet de plus en plus que les perturbations du microbiote soient impliquées dans de nombreux problèmes de santé et que de la qualité du microbiote dépende la qualité des défenses immunitaires. 

Janvier 2016 - La présence sur le corps de nombreux nævus, qu’ils aient un aspect banal ou atypique (asymétrie, bordure irrégulière, couleur non homogène) est reconnue comme augmentant le risque d’avoir un mélanome malin. Pour autant, la proportion des nævus « bénins » susceptibles de devenir des mélanomes malins est mal précisée : dans les études menées sur ce sujet et se basant pourtant sur l’analyse au microscope (histologie) des lésions, elle varie de 4 à 72 % ! Si l’on se fie aux patients victimes d’un mélanome malin, les réponses sont également très variables puisque le taux de ceux qui se souviennent avoir eu un nævus à l’endroit où s’est développée leur tumeur va de 18 à 85 %.

Décembre 2015 - Le nombre total de nævus (ou "grains de beauté") sur le corps est considéré comme le plus important facteur de risque de mélanome, avant même l’excès d’exposition solaire. Le risque de mélanome augmenterait de 2 à 4 % par nævus supplémentaire alors que seuls 20 à 40 % des mélanomes sont le résultat de la transformation d’un nævus préexistant.

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