Informations sur le mélanome

Décembre 2016 - Pendant très longtemps on a considéré qu’il valait mieux ne pas « toucher » aux grains de beauté et de manière générale aux « tâches » brunes de peur qu’ils ne se transforment en cancer. La science ayant progressé et les campagnes d’information aidant, la majorité de la population sait désormais qu’il est nécessaire d’enlever les grains de beauté à risque et que retirer précocement un mélanome offre toutes les chances de guérison. La majorité mais pas tous…

Novembre 2016 - Les facteurs de risque de mélanome sont bien identifiés : les plus importants sont un nombre élevé de nævus (grains de beauté), la présence dans l’entourage familial de personnes ayant eu un mélanome, le fait d’avoir eu soi-même un ou plusieurs mélanomes. Il est généralement recommandé dans ce cas, outre de se protéger scrupuleusement du soleil, de consulter régulièrement son médecin dermatologue ou généraliste et de savoir s’examiner la peau afin de repérer un éventuel mélanome.

Le 19 novembre 2016 le Groupe de Cancérologie Cutanée organise la première journée nationale d’information des patients atteints de mélanome.

Octobre 2016 - Afin d’assurer aux malades atteints de mélanome la meilleure prise en charge possible, les sociétés savantes émettent des recommandations qui sont réactualisées régulièrement au gré des progrès de la science. La dernière mise à jour pour la France vient d’être proposée par une équipe de dermatologistes pratiquant dans tout le pays.  Elle apparaît d’autant plus nécessaire que les traitements varient encore beaucoup en fonction des praticiens et des établissements de soin.

Selon les directives du plan Cancer, le cas de tous les patients avec un mélanome, y compris les moins « graves » (mélanome in situ) devrait être discuté dans un réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) à laquelle participent entre autres dermatologiste, oncologue, chirurgien, anatomopathologiste et à l’issue de laquelle un plan personnalisé de soin est remis au malade. Or, il est loin d’en être toujours ainsi.

Septembre 2016 - Dans la plupart des cas, le mélanome commence par une tache pigmentée à la surface de la peau ou par la modification d’un grain de beauté. A ce stade les cellules cancéreuses n’occupent que l’épiderme, partie superficielle de la peau, dépourvue de tout vaisseau sanguin. Ce n’est qu’après une phase d’extension superficielle que la tumeur commence à se développer en profondeur : elle rejoint le derme riche en vaisseaux sanguins et lymphatiques avec lesquels les cellules cancéreuses peuvent alors être en contact. Elles ont ainsi la possibilité de se propager à tout l’organisme.

Août 2016 - Bien que le mélanome soit reconnu comme une cause importante de mortalité dans le monde, la question de l'intérêt d'un dépistage systématique dans la population demeure débattue.

L' US Preventive Services Task Force, équivalent aux USA de notre HAS, cherchant à nouveau à répondre à la question, a examiné les résultats de toutes les études (en langue anglaise évidemment) parues sur ce thème entre janvier 1995 et juin 2015 et concernant des personnes de plus de 15 ans.

Juillet 2016 - Avoir eu un mélanome augmente considérablement le risque d'en avoir un second. Le suivi des patients qui ont eu un mélanome est bien encadré : il suppose par exemple lorsqu'il s'agit d'une tumeur de stade 0 à IIB (tumeur de 2 mm d'épaisseur) de revoir le dermatologiste tous les 3 à 6 mois pendant 5 ans puis tous les ans pendant toute la vie. A chacune de ces consultations, le praticien examine la peau pour s'assurer qu'aucun autre mélanome n'est apparu. Dans l'intervalle,  le malade lui même devrait être capable de "s'auto examiner" pour repérer toute nouvelle lésion suspecte.  Et il pourrait être aidé utilement dans cette démarche par un proche, ne serait-ce que pour visualiser les zones difficilement accessibles.

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