Informations sur le mélanome

Mars 2017 - Les modalités du suivi des malades après un mélanome malin à un stade débutant (sans métastases aux ganglions ni aux organes) dont le traitement repose essentiellement sur une intervention chirurgicale, sont guidées par des recommandations : en général une consultation tous les 6 mois pour une tumeur de moins de 1 mm d’épaisseur et pour les tumeurs de plus de 1 mm une consultation tous les 3 à 6 mois pendant 2 ans puis tous les 6 mois. Toutefois ces directives restent vagues quant au praticien qui doit assurer cette surveillance (chirurgien, cancérologue ou dermatologiste) et sur la place qui doit être donnée aux examens de radiologie. De sorte que les patients ne sont pas tous suivis de la même façon selon les pays et d’un hôpital à l’autre.

Février 2017 - Il existe peu de variétés de grains de beauté (ou nævus) : ils peuvent être plats ou en relief, plus ou moins réguliers et de teinte (pigmentation) plus ou moins foncée. En général chez une même personne les nævus ont souvent pratiquement tous le même aspect. Or il y a une vingtaine d’années, des dermatologistes français avaient noté qu’un nævus différent de tous les autres chez un même individu devait faire craindre qu’il s’agisse en fait d’un mélanome. Ils avaient baptisé cette situation de « signe du vilain petit canard ».  Depuis les dermatologues se réfèrent à ce signe quand ils examinent un patient pour le dépistage du mélanome.

Janvier 2017 - Le diagnostic du mélanome repose actuellement sur l’examen clinique au mieux avec un dermatoscope (sorte de loupe puissante avec une source lumineuse). Lorsqu’une lésion, qui a habituellement l’aspect d’un grain de beauté ou naevus, semble suspecte, elle est enlevée chirurgicalement généralement en totalité ou partiellement (biopsie) pour être analysée. Mais mêmes les spécialistes les plus expérimentés peuvent faire l’erreur de considérer qu’un naevus est bénin alors qu’il s’agit d’un mélanome et décider de ne pas le retirer avec toutes les conséquences que cela suppose. Disposer d’un autre moyen pour faire le diagnostic de mélanome serait donc tout à fait bienvenu.

Décembre 2016 - Pendant très longtemps on a considéré qu’il valait mieux ne pas « toucher » aux grains de beauté et de manière générale aux « tâches » brunes de peur qu’ils ne se transforment en cancer. La science ayant progressé et les campagnes d’information aidant, la majorité de la population sait désormais qu’il est nécessaire d’enlever les grains de beauté à risque et que retirer précocement un mélanome offre toutes les chances de guérison. La majorité mais pas tous…

Novembre 2016 - Les facteurs de risque de mélanome sont bien identifiés : les plus importants sont un nombre élevé de nævus (grains de beauté), la présence dans l’entourage familial de personnes ayant eu un mélanome, le fait d’avoir eu soi-même un ou plusieurs mélanomes. Il est généralement recommandé dans ce cas, outre de se protéger scrupuleusement du soleil, de consulter régulièrement son médecin dermatologue ou généraliste et de savoir s’examiner la peau afin de repérer un éventuel mélanome.

Le 19 novembre 2016 le Groupe de Cancérologie Cutanée organise la première journée nationale d’information des patients atteints de mélanome.

Octobre 2016 - Afin d’assurer aux malades atteints de mélanome la meilleure prise en charge possible, les sociétés savantes émettent des recommandations qui sont réactualisées régulièrement au gré des progrès de la science. La dernière mise à jour pour la France vient d’être proposée par une équipe de dermatologistes pratiquant dans tout le pays.  Elle apparaît d’autant plus nécessaire que les traitements varient encore beaucoup en fonction des praticiens et des établissements de soin.

Selon les directives du plan Cancer, le cas de tous les patients avec un mélanome, y compris les moins « graves » (mélanome in situ) devrait être discuté dans un réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) à laquelle participent entre autres dermatologiste, oncologue, chirurgien, anatomopathologiste et à l’issue de laquelle un plan personnalisé de soin est remis au malade. Or, il est loin d’en être toujours ainsi.

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