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Actualité scientifique

Prévention du mélanome : le bon message

  

Mai 2019 - Le mélanome malin se place au 4e rang par ordre de fréquence parmi les cancers en Irlande et chaque année dans ce pays, on en diagnostique plus de 900 nouveaux cas et plus de 180 personnes en meurent. Désormais, ce cancer affecte souvent des jeunes adultes : plus de 40 de ceux qui reçoivent ce diagnostic tous les ans ont moins de 30 ans. Ainsi le mélanome est le deuxième cancer le plus fréquent entre 15 et 29 ans. La prévention face à ce cancer consiste bien sûr à éviter le soleil autant que faire se peut et à s’en protéger, en particulier si l’on a une peau claire, des cheveux et des yeux clairs et des taches de rousseur.

 

La plupart des campagnes de prévention des cancers de la peau se basent sur l’hypothèse que de bonnes connaissances en la matière conduisent à adopter une attitude appropriée vis-à-vis de l’exposition solaire mais des études ont montré que ce n’était malheureusement pas toujours le cas. La perception du danger ne se traduit pas forcément par l’adoption de conduites prudentes.

Pour tenter de quantifier ce phénomène, une étude a été menée auprès d’étudiants en médecine de tous niveaux dans un hôpital universitaire en Irlande. Ils devaient se soumettre à un questionnaire en trois parties, la première (sous forme de vrai/faux), concernait les connaissances sur le cancer de la peau et la protection solaire, les deux autres parties concernaient le comportement vis à vis du soleil en détaillant les épisodes de coups de soleil, de bain de soleil, et le bronzage au cours de l’année précédente et les séances d’UV artificiels pendant toute la vie.

Trois cent onze étudiants (203 filles et 108 garçons), la majorité étant âgés de 21 à 25 ans ont complètement rempli les questionnaires (par voie électronique). Le score moyen de connaissances du cancer de la peau était de 89,77 %. Deux cent un participants disaient se trouver plus séduisants en étant halés et 174 se sentaient carrément mieux. Plus de la moitié avaient été halés au cours de l’année précédente, 171 avaient pris des bains de soleil, 188 avaient eu des coups de soleil et 30 ont signalé avoir fréquenté des cabines de bronzages par le passé.

Des scores élevés de connaissance du cancer n’empêchent donc pas des conduites à risque vis-à-vis de l’exposition solaire.

Tout ceci montre qu’à l’évidence les campagnes de prévention doivent plutôt s’orienter vers le comportement à suivre face au soleil plutôt que d’apporter des connaissances scientifiques qui ne semblent pas avoir finalement beaucoup d’impact.

Marie-Line Barbet

Byrne N, Markham T : Knowledge, attitudes and behaviours in relation to skin cancer prevention. Ir J Med Sci., 2019 ; publication avancée en ligne le 18 mai. (doi: 10.1007/s11845-019-02033-4)


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