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il y a 3 mois 1 semaine #380 par admin
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Janvier 2019 - Les « Journées dermatologiques de Paris » sont une manifestation importante pour les dermatologistes français mais aussi à l’échelon international. Elles sont chaque année l’occasion de faire le point sur les avancées qui se sont produites depuis le congrès précédent.

Concernant le mélanome malin, c’est le professeur Caroline Robert, clinicienne et chercheuse de renom, chef du service d’oncodermatologie de l’hôpital Gustave Roussy de Villejuif, qui s’est chargée de cette rétrospective pour cette session de décembre 2018 (11 au 14 décembre 2018).

Alors que s’est-il passé en 2018 concernant le mélanome malin ?



  

Janvier 2019 - Les « Journées dermatologiques de Paris » sont une manifestation importante pour les dermatologistes français mais aussi à l’échelon international. Elles sont chaque année l’occasion de faire le point sur les avancées qui se sont produites depuis le congrès précédent.

Concernant le mélanome malin, c’est le professeur Caroline Robert, clinicienne et chercheuse de renom, chef du service d’oncodermatologie de l’hôpital Gustave Roussy de Villejuif, qui s’est chargée de cette rétrospective pour cette session de décembre 2018 (11 au 14 décembre 2018).

Alors que s’est-il passé en 2018 concernant le mélanome malin ?

Tout d’abord certaines avancées ont été confirmées, notamment, avec 4 ans de recul, l’efficacité, dans la prise en charge des mélanomes de stade avancé, de l’immunothérapie par les anti-PD1 (nivolumab) associée à l’ipilimumab. Toutefois les résultats obtenus avec cette association sont peu différents de ceux observés avec le nivolumab seul alors que les effets secondaires sont plus fréquents et plus graves. Une solution alternative à l’emploi isolé du nivolumab serait de recourir à des doses plus faibles d’ipilimumab associées au nivolumab.

Pour les tumeurs comportant des anomalies génétiques, par exemple une mutation du gène BRAF,sur lesquelles des traitements ciblés tels que le vémurafénib peuvent agir, la combinaison de deux nouvelles molécules encorafénib (anti BRAF) et binimétinib (anti MEK) semble avoir des effets très favorables permettant d’obtenir une survie médiane de 33,6 mois contre 16,9 mois avec les autres traitements ciblés. Ce sont les meilleurs résultats jamais constatés avec ce type de traitement et les effets secondaires ne semblent pas plus graves.

Comme il avait été signalé en 2017, le traitement « adjuvant » des mélanomes à haut risque de métastases (c'est-à-dire avant leur survenue), a une action bénéfique sur l’évolution. L’immunothérapie par le pembrolizumab réduit de 43 % le risque de rechute de la tumeur (par rapport à l’absence de traitement actif). De même, pour les mélanomes avec mutations de BRAF, la combinaison de traitements ciblés dabrafénib + tramétinib diminue le risque de récidive de 51 %.

Etonnamment, plusieurs études ont montré que les hommes répondent mieux aux immunothérapies que les femmes, de même que les plus âgés par rapport aux plus jeunes et les hommes en surpoids par rapport aux hommes de poids normal. Des observations dont les implications restent à élucider…

 

Dr Marie-Line Barbet

 

Robert C : Quoi de neuf en oncodermatologie ? Communication aux journées dermatologiques de Paris. 11 au 15 décembre 2018.

 


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