Topic-icon Traitement hormonal de la ménopause et mélanome, pas d’inquiétude ou presque

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il y a 7 mois 5 heures #398 par admin

Décembre 2019 - L’exposition aux UV, la peau claire, beaucoup de grains de beauté, des mélanomes dans la famille, une baisse des défenses immunitaires…tous ces éléments augmentent le risque de survenue d’un mélanome. Mais y a-t-il d’autres facteurs de risque ?



  

Décembre 2019 - L’exposition aux UV, la peau claire, beaucoup de grains de beauté, des mélanomes dans la famille, une baisse des défenses immunitaires…tous ces éléments augmentent le risque de survenue d’un mélanome. Mais y a-t-il d’autres facteurs de risque ?

Les chercheurs constatent que, alors que le mélanome est globalement plus fréquent chez les hommes, c’est l’inverse avant l’âge de 55 ans, les femmes étant alors majoritaires parmi les personnes de moins de 55 ans victimes de ce cancer. De plus la grossesse, la contraception, tous ces événements qui accompagnent la vie d’une femme sont considérés comme pouvant interférer avec le risque de mélanome. De là à supposer que les hormones féminines jouent un rôle, non seulement sur la survenue mais aussi l’évolution du mélanome (plus favorable que chez les hommes), le pas est évidemment vite franchi. 

Qu’en est-il alors du traitement hormonal (THM) prescrit à certaines femmes au moment de la ménopause ? Peut-il augmenter le risque que survienne un mélanome ? Le moins qu’on puisse dire est que la réponse à ces questions n’est pas claire avec des résultats discordants dans les travaux qui ont été consacrés à ce problème.

C’est pourquoi des chercheurs, au Danemark ont entrepris de comparer, pour la prise d’un THM, plus de 8 000 femmes chez lesquelles avait été diagnostiqué un mélanome entre 2000 et 2015 et 16 000 femmes de mêmes âges (48 à 85 ans) n’ayant pas été confrontées à cette maladie. Ils ont constaté que 31 % de celles qui avaient eu un mélanome avaient pris un THM, ce qui était aussi le cas de 28 % des femmes n’ayant pas eu de mélanome. La différence n’est donc pas très importante et elle est surtout prononcée pour les THM à doses élevées (équivalent à trois ans de traitement) et certaines formes de THM particulières (œstrogènes intravaginaux). Il ne peut être exclus aussi que les femmes recevant un THM aient été mieux suivies médicalement avec donc une plus grande opportunité de détecter un mélanome.

Il n’est pas constaté de récidives plus fréquentes de la tumeur en cas de poursuite du THM et il n’y a pas non plus de conséquences sur la progression du mélanome.

Ces éléments apparaissent donc rassurants pour toutes celles qui ont besoin de prendre un THM et craignent d’accroître le risque que ne survienne un mélanome. 

 

Dr Marie-Line Barbet

Hicks BM et coll. : Hormone replacement therapy and the risk of melanoma in post-menopausal women

Human Reproduction, 2019 ; pp. 1–12, doi:10.1093/humrep/dez222


 

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